Cultivés localement

Cultivés localement

Cultivés localement

Au Canada, les législateurs fédéraux et provinciaux ont tendance à recevoir toute l’attention. Mais on en sait beaucoup moins sur les milliers de politiciens municipaux qui, mis à part le fait de voir à ce que les nids de poule soient colmatés et les ordures ramassées, façonnent et repensent leurs collectivités. Ils sont responsables des services publics dont les Canadiens profitent le plus directement, et ils peuvent influencer considérablement les attitudes et les attentes envers les institutions publiques.

En 2020, le Centre Samara pour la démocratie s’est joint au Baromètre municipal du Canada, un partenariat d’universités et de chercheurs qui sondent les maires et conseillers de plus de 400 municipalités au Canada. De Corner Brook (Terre-Neuve) à Squamish (Colombie-Britannique), plus de 940 conseillers, maires, préfets et conseillers d’arrondissement ont répondu au premier sondage du Baromètre municipal du Canada, qui jette un éclairage sur leurs parcours ayant mené à la politique et leur quotidien comme politiciens locaux.

Lisez le rapport ci-dessous ou accédez au PDF.

Principaux constats

  • Le conseil municipal n’est pas une porte d’accès : Les cas très médiatisés de politiciens municipaux qui font le saut en politique provinciale ou fédérale sont l’exception, pas la règle. Seuls cinq pour cent des répondants ont dit qu’il était très probable qu’ils visent un mandat provincial ou fédéral, même si près de la moitié ont affirmé avoir été activement sollicités. D’une façon générale, les politiciens locaux ne se considèrent pas comme des « recrues » pour la politique provinciale, territoriale ou fédérale.
  • Vivier de talents dans la société civile : Seule une minorité de politiciens locaux suivent explicitement la voie de la carrière politique en défendant des intérêts, en prenant des positions partisanes ou en occupant d’autres fonctions. La plupart estiment que l’implication auprès d’associations communautaires et de groupes de quartier leur a apporté une expérience qui les a préparés pour la vie publique.
  • Travail solitaire, horaires variables : Le sondage se penche sur la fonction de conseiller et de maire, et la façon dont ces élus occupent leur temps. La politique municipale se démarque nettement des autres ordres du gouvernement par le fait que le travail est encore souvent considéré comme un engagement à temps partiel, plutôt qu’une profession à temps plein. C’est pourquoi la moitié des répondants sont uniquement des représentants à temps partiel et, sur ce nombre, la plupart ont d’autres emplois. Les trois quarts des répondants n’ont pas de personnel de soutien.
  • Les chemins ne mènent pas tous à l’hôtel de ville : La diversité de la représentation est essentielle pour que tout le monde participe à la prise de décisions. Les conclusions de ce rapport confirment que les municipalités canadiennes ont encore bien du chemin à faire pour diversifier le gouvernement local. Seuls 31 pour cent des répondants sont des femmes, 91 pour cent sont blancs, 70 pour cent ont 50 ans et plus, et les professionnels à col blanc sont excessivement surreprésentés.

Méthodologie

Les données analysées dans ce rapport proviennent du Baromètre municipal du Canada, un sondage annuel mené auprès des élus municipaux de chaque municipalité canadienne de plus de 9 000 habitants. Le sondage est administré par un partenariat pancanadien d’institutions universitaires et non universitaires, et dirigé par Jack Lucas de l’Université de Calgary.

Le sondage a été tenu en ligne, en français et en anglais. Les invitations à participer au sondage du Baromètre municipal du Canada de 2020 ont été envoyées par courriel le 6 janvier 2020 et le sondage a pris fin le 28 février 2020. Au total, 841 personnes ont répondu aux questions du sondage analysées dans le présent rapport, avec au moins un répondant provenant de 85 % des municipalités incluses dans le sondage.

Pour toute question sur le méthodologie ou les données, veuillez nous contacter.