Il n'y a pas que les barbecues

Il n'y a pas que les barbecues

Il n’y a pas que les barbecues

Les députés sont censés représenter leurs concitoyens à Ottawa. Ils sont là pour servir de maillon entre les citoyens et les institutions démocratiques nationales, et faire en sorte que les Canadiens aient leur mot à dire dans les décisions fédérales. Mais le rôle qu’ils jouent dans les circonscriptions a changé avec le temps; la prestation de service et les mondanités les occupent à présent davantage que les consultations et l’adoption des lois. Les députés ont beau être davantage présents dans leur circonscription, les institutions nationales semblent de plus en plus inaccessibles aux yeux des Canadiens. C’est le moment de réexaminer sérieusement la façon dont les députés emploient leur temps dans les circonscriptions.

Le travail en circonscription n’a pas toujours fait partie du rôle. Les députés passent moins de temps à Ottawa et sont plus présents dans leurs localités que leurs prédécesseurs. Ils n’ont jamais été aussi visibles et accessibles—et pourtant, la confiance et la satisfaction à l’égard des politiciens ont bien diminué par rapport à l’époque où les députés s’absentaient de leurs circonscriptions pendant plusieurs mois d’affilée pour vivre à Ottawa. Les députés ne fonctionnent pas comme un maillon essentiel entre les citoyens et Ottawa.

Cela signifie que les circonscriptions devraient être repensées comme des carrefours civiques et des avant-postes du Parlement, au lieu d’être des centres de services. C’est envisageable, mais il faut pour cela un changement institutionnel et un appui politique. Le présent rapport propose deux mesures importantes en ce sens : éliminer tout d’abord le traitement des dossiers dans les bureaux de circonscription, et permettre ensuite aux députés et à leurs employés de se concentrer sur l’engagement et la consultation auprès du public.

Le présent rapport est le deuxième d’une série de trois prônant des députés indépendants, habilités, réfléchis et engagés dans trois contextes : le Parlement, la circonscription et le parti.

Lisez le rapport ci-dessous ou accédez au PDF.

 

Principales constatations


Ce qu'en disent les ex-députés

Méthodologie

Début 2017, Samara a pris contact avec des députés qui étaient partis à la retraite ou avaient perdu leur siège après la 41e législature (2011-2015). Comme pour la première série d’entrevues avec des députés sortants, nous avons choisi de parler à d’ex-députés, plutôt que des députés en poste, car nous estimions qu’ils seraient moins limités par les exigences de la fonction et, comme ils avaient quitté le pouvoir, ils auraient du temps pour réfléchir à leurs années de vie publique.

Nous avons interviewé 54 anciens députés, en nous assurant qu’ils étaient issus des principaux partis politiques nationaux et de la plupart des régions du pays. La répartition des députés que nous avons rencontrés reflète grosso modo la cohorte de députés sortants en 2015. L’Association canadienne des ex-parlementaires a été notre partenaire dans ce projet et a remis en notre nom aux ex-députés la lettre initiale d’introduction et d’invitation.

Pour la méthodologie complète, veuillez voir la page 36 du rapport.

Pour en savoir davantage sur la méthodologie, écrivez à Mike Morden, directeur de la recherche : [email protected].